Plume et parchemin

Plume et parchemin

Chapitre 1 - une rencontre surprenante

Chapitre 1

Une rencontre surprenante

           Je tourne en rond dans mon bureau, me demandant comment je vais pouvoir calmer monsieur Belmont. Il a rendez-vous avec maître Surgères tout à l'heure, seulement ma chère avocate, dont je suis la secrétaire, est partie rapidement me laissant gérer les affaires de cet architecte.
-       
Tu connais son dossier Alexia, tu lui expliques en gros les points importants et ce qu'il doit faire.

 Bien sûr, toujours à moi de faire son travail, comme si ça ne suffisait pas que j'aie à taper tous ses courriers, voilà qu'elle me refile ses « clients ». Je sais que monsieur Belmont, qui est architecte, vient de divorcer, que son ex-épouse lui fait les pires vacheries pour obtenir le plus d'argent possible et qu'il n'arrive plus à s'en sortir, d'où le recours à maître Surgères qui, elle, n'a rien trouvé de mieux que de s'éclipser sous prétexte, a-t-elle invoqué, d'un rendez-vous urgent au tribunal. J'espère que c'est vraiment un cas d'urgence et qu'elle n'est pas en train de s'envoyer en l'air avec le maître du barreau, le séduisant maître Gilbert aux belles tempes grisonnantes mais séducteur en diable ! Si elle m'a fait ce coup-là, je vais… je vais faire quoi d'ailleurs ? Rien naturellement, je suis tenue au secret des instructions et donc censée ne pas savoir ce qu'elle fait. Ca me fait rager !

L'interphone clignote, je prends la communication :
-        Alexia, me dit la personne de l'accueil, monsieur Belmont vient d'arriver, je le fais monter ?
-        Oui, oui faites-le faites monter s'il vous plaît.

J'essaie de respirer un bon coup pour rester zen car il va être très mécontent quand je vais lui signaler que son rendez-vous est …hum…modifié et qu'il doit s'entretenir avec moi. J'entends les portes de l'ascenseur s'ouvrir, il va être là … du calme !
-        Bonjour Monsieur Belmont – je l'accueille avec un grand sourire (hypocrite va !).
-        Bonjour Mademoiselle Delville. Maître Surgères a vu mon dossier ?
-        Oui, oui, mais il y a un petit contre temps, elle a dû se rendre au tribunal en toute urgence et donc je dois voir avec vous les points qu'elle a soulignés....
-        Elle n'est pas là ? demande-t-il d'un ton très sec.
-        Non monsieur, je suis sincèrement désolée…
-        Ce n'est pas de votre faute que je sache !

Il me regarde de ses yeux bleu glacier, ça me donne des frissons. Il est vraiment bel homme, grand, costume chic, les cheveux châtains foncés ondulés et une mèche qui a tendance à tomber sur son front qu'il repousse d'un geste machinal.

Je prends son dossier, le pose sur le bureau et lui désigne la chaise pour qu'il s'installe. Ma pièce de travail n'est pas très grande et je n'ai pas les beaux fauteuils en cuir de maître Surgères ; c'est plutôt couvert d'armoires où sont rangés des tas de dossiers. Mon bureau est encombré par mon ordinateur, le téléphone, l'interphone, j'ai à peine la place d'étaler les documents. 
Je commence à énumérer les points qu'il doit rechercher et qui ont été soulignés. Il me demande un stylo que je lui tends, ainsi que des feuilles pour qu'il puisse noter ce qu'il doit faire.

Le téléphone se met à sonner… je laisse passer une, deux sonneries, mais monsieur Belmont me fait signe de décrocher.
-        Allez-y, je vais examiner le dossier en attendant.

Je prends donc la communication. C'est un client de maître Surgères qui veut des précisions. Je garde le combiné à l'oreille et me dirige vers l'armoire où je sais que je vais trouver le fameux document le concernant. Ils sont classés par ordre alphabétique, son classeur doit donc être en bas. Je me penche pour le saisir, mais ce n'est pas très facile d'une main, alors j'essaie de coincer le combiné entre mon oreille et mon épaule pour  être plus libre. Je tire sur le classeur pour chercher la pièce qu'il me faut.

Je sens alors deux mains qui remontent le long de mes cuisses, passent par-dessus le haut de mes bas et caressent la peau nue. Je pousse un petit cri de surprise, je n'avais pas senti la présence de Monsieur Belmont derrière moi.
-        Que vous arrive-t-il ? me demande mon interlocuteur au bout du fil.
-        Rien de grave, je me suis coincé un doigt dans le tiroir du classeur en cherchant votre dossier.
-        Faites attention, voyons et dépêchez-vous de me donner le renseignement que j'attends.
-        Tout de suite, Monsieur…

Une main palpe mes fesses et l'autre commence à me caresser, devant, à travers le satin de ma culotte, un pouce a trouvé le renflement de mon clitoris et le malaxe doucement. J'ai envie de gémir mais le téléphone est toujours coincé sur mon oreille, je me mords les lèvres pour me taire.

J'ai saisi le fichu dossier et commence à l'ouvrir, maladroitement. Pendant ce temps là, les mains font glisser ma petite culotte le long de mes jambes et deux doigts s'introduisent en moi, doucement, mais avec beaucoup d'habileté. Monsieur Belmont sent que je deviens toute mouillée alors, il passe devant moi et commence à ouvrir sa braguette pour sortir un membre long, bien raide, superbe… j'en ai les jambes tremblantes rien que de l'admirer. Il s'approche de moi, me saisit et pousse le bout de sa queue contre mon intimité… malgré moi, je fais des mouvements pour qu'il puisse s'introduire sans difficultés. Il entre facilement, glisse de toute sa longueur, j'en ai le souffle coupé. Je réalise que j'ai toujours ce foutu téléphone à l'oreille et que je ne vais pas continuer à poursuivre la conversation dans ces conditions alors que le membre belmontais va et vient de haut en bas.
-        Désolée, dis-je rapidement, j'ai fait tombé votre dossier et toutes les feuilles sont mélangées, je trie tout ça et je vous rappelle.
-        Mais vous êtes vraiment maladroite vous ! Bon, j'ai pas le temps de vous attendre vous donnerez le renseignement à ma secrétaire, et hop il raccroche.

Ouf, car monsieur Belmont se déchaîne en moi, de plus en plus fort, de plus en plus profondément et j'avoue que les sensations sont intenses, fulgurantes. Nous haletons tous les deux et je sens une vague de plaisir qui monte en moi, qui m'envahit peu à peu… je la laisse grandir et puis elle éclate avec des contractions tout autour de sa queue quand la jouissance me prend avec force. Il manque un aller, puis pousse plus fort avant de jouir en criant, sa semence jaillissant en moi, m'apportant un supplément de plaisir.

Il s'écarte de moi, la fameuse mèche retombant sur son front, j'adore le voir ainsi, un peu désordonné.

Il attrape la boîte de kleenex qui est posée sur mon bureau et commence à se nettoyer en prenant de l'eau de ma carafe. Finalement, il range « l'outil » dans sa braguette et remonte son zip.
-        Désolé, Mademoiselle Delville… c'était un de mes fantasmes et je n'ai pas pu résister.
Il voit que « j'éponge » mon entre jambe avec les autres feuilles de kleenex.
-        Navré d'avoir souillé votre jolie petite chatte, dit-il très sérieusement comme s'il parlait d'un détail de dossier.
-        Ma petite chatte ronronne de plaisir – je réponds simplement.
-        Ravissante petite chatte qui doit beaucoup plaire… commence-t-il
Oh mais qu'est-ce qu'il imagine, que je me laisse baiser par tous les visiteurs du cabinet d'avocats ?
-        Non monsieur, elle est très sauvage et ne se laisse pas facilement caresser, lui rétorqué-je.
-        Ah vraiment ? Je dois m'avouer chanceux qu'elle ne m'ait pas griffé, alors.
-        Elle a ses coups de têtes quelquefois…
-      Il faut la laisser s'exprimer, vous savez. Il me regarde calmement de son beau regard bleu glacier.
-        Puis-je me permettre de vous suggérer aussi quelque chose, monsieur Belmont ?
-        Quoi donc ? Je vous écoute, dit-il l'air intéressé.
-       
Peut-être de baiser votre propre secrétaire, vous me semblez vraiment en manque, monsieur, dis-je calmement.
Il me jette un coup d'œil outré et hausse ses sourcils.
-        Etant donné que mes collaborateurs sont tous masculins, vous m'encouragez à sodomiser mon personnel ? Vous risqueriez de les voir se retourner contre vous pour un procès, mademoiselle Delville.
-        J'ignorais que votre personnel était uniquement masculin… dans ce cas…
-        Excuserez-vous ma conduite ? Je vous répète qu'il s'agissait d'un fantasme.
-        Doit-on toujours assouvir ses fantasmes ?
-        Au moins une fois, non ?
-        Devrais-je éviter aussi l'ascenseur en vous reconduisant, monsieur Belmont ? dis-je d'un ton neutre.
Il me fait un grand sourire et hoche la tête.

Il me salue, prend congé avant de quitter mon bureau. J'aurais du mal à lui serrer la main et même à me lever pour le raccompagner vu l'état dans lequel il m'a laissée.

Une fois qu'il a quitté le bureau, j'en reste stupéfaite. Ca alors, ça peut arriver ce genre de choses ? Monsieur Belmont vous cachez bien votre jeu derrière votre façade d'homme du monde… Votre divorce vous a laissé tellement en manque que vous sautiez sur la secrétaire de votre avocate ? Le pire est qu'il va revenir pour un autre rendez-vous !! J'espère que maître Surgères sera là cette fois. 




19/06/2014
0 Poster un commentaire
Ces blogs de Littérature & Poésie pourraient vous intéresser

Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 5 autres membres