Plume et parchemin

Plume et parchemin

Chapitre 10 - 4e exercice d'Alexia

Chapitre 10

Quatrième exercice d'Alexia

 

            Finalement, cette soirée, avec les explications de Monsieur Belmont, m'a fait découvrir un peu plus de sa personnalité et je me sens plus à l'aise dans notre petite aventure érotique.

Au vu de ce que j'ai écrit pour l'exercice n° 4, je crois connaître la réponse, mais il peut aussi avoir autre chose en tête, allez savoir, c'est quelqu'un de très imaginatif.

En tous les cas, je suis sur des charbons ardents toute la semaine. Je crois que je me suis mise à chantonner dans mon bureau, sans y prêter garde et Maître Surgères qui est entrée en coup de vent m'a regardée avec des yeux comme des soucoupes.
-       Quelque chose de particulier pour vous rendre si gaie ? demande-t-elle soupçonneuse.
-       Non maître, je suis désolée, c'est juste un air que j'ai entendu hier soir qui me trottait dans la tête.
-       Mouais .... bon, nous avons du boulot, il y a tout le dossier ******* à saisir.
-       Naturellement, maître, tout sera bouclé à temps, vous pouvez compter sur moi. Je resterai un peu plus tard ce soir pour tout terminer s'il le faut.
-       Parfait !

Bien sûr, pas un merci et elle va partir tôt pour aller retrouver son amant, en me faisant croire qu'elle va au tribunal pour une raison urgente ! ben voyons. En tous les cas, je vais noter toutes les heures supplémentaires que je passe ici, le trésorier l'a exigé. Elle a les moyens de me les payer, vu les honoraires qu'elle prend ! En semaine, ça m'est égal de travailler un peu plus du moment que j'ai mon week-end de libre pour mes petites sorties "belmontaises". J'ai hâte d'être au week-end, j'y prends goût à ces rendez-vous malgré l'épisode de l'orgie romaine. Et avec un supplément de salaire, je vais pouvoir investir dans plus de lingerie sexy !

 *****************

 Vendredi soir un mail m'attend dans ma boîte de messages.

« Chère Alexia, pour ce quatrième, et malheureusement dernier exercice, je vous propose une rencontre chez moi samedi soir vers 21h. J'avais pensé pimenter un peu ce jeu mais, après ma malencontreuse tentative de dimanche dernier, je m'en tiendrai à quelque chose de plus classique. Respectueusement votre, Patrick Belmont ».

 Oh, je passe pour une coincée ? Et si je proposais quelque chose à mon tour ? Après tout ce sont mes fantasmes et j'ai une toute petite idée en tête. J'envoie la réponse illico, avec la même politesse exagérée - je sais jouer aussi !

 « Cher Monsieur Belmont, j'ai bien noté le rendez-vous de samedi soir. Verriez-vous un inconvénient à ce que le quatrième exercice se passe chez moi ? Si la troisième personne impliquée n'y voit pas d'inconvénient naturellement. Révérencieusement votre, Alexia Delville ».

 A peine une demi-heure plus tard, je reçois la réponse à mon message.

« Très chère Alexia, ce sera comme vous le souhaitez, vos désirs sont des ordres. J'accompagnerai la troisième personne samedi soir vers 21 h à votre domicile. Mes hommages à vos pieds, Patrick Belmont ». 

 

Après tous nos petits intermèdes je devrais me sentir à l'aise, monsieur Belmont et moi avions bien discuté dans ma petite cuisine. Je me remémore les exercices précédents : voyons lequel a été le plus érotique ? Je dirai celui de l'ascenseur avec ce côté défendu en public mais celui qui m'a procuré le plus de plaisir était le troisième avec son « dessert glacé » humm quel délice !

Je prépare le « décor » pour ce soir : bougies parfumées, tissu indien posé sur le lit et quelques autres petits détails qui pourront être utiles selon les circonstances.

Pour la tenue ? Je suis perplexe. Je fouille dans mes placards - il reste quelques vêtements au fond qui n'ont pas été portés depuis longtemps et j'aperçois, bien rangée dans une housse, une robe noire avec beaucoup de dentelles. Un truc que je n'ai porté qu'une seule fois pour une fête « gothique » chez une copine - j'avais 19 ou 20 ans ?

Je la sors de son emballage plastique et la déploie devant moi. Elle m'ira encore, j'en suis sûre et je la trouve très sexy. La jupe s'évase en plusieurs épaisseurs de dentelles, le corsage forme un corselet très ajusté en satin épais, agrafé devant, il sert de bustier et remonte les seins. Mais les épaules et les bras sont recouverts de dentelle laissant le décolleté à nu.

Je vais vite l'essayer, elle fait ressortir mon teint très clair. Il faudra un maquillage un peu plus forcé, les yeux bien soulignés d'ombre « smoky » et la bouche très rouge, les cheveux relevés dans un savant négligé et peut-être un accessoire ? Je cherche dans ma « boite aux trésors ». Un tour de cou de dentelle noire ? J'hésite, mais surtout je trouve des gants en satin noir, très classe !  

Les dessous ? slip en dentelle noire et joli porte jarretelles avec bas de soie, naturellement. J'aime de plus en plus me sentir très femme pour Monsieur Belmont, j'ai vu qu'il appréciait à chaque fois mon choix de lingerie. Ca me change de Matthieu qui n'y prêtait pas garde ou bien m'a dit un jour « qu'il aimait bien le genre pute » ! Quel mufle !

 

 

Mon appartement est fin prêt pour notre petite soirée et j'attends avec impatience l'arrivée de « ces messieurs » puisqu'ils viennent à deux ce soir. J'espère que tout va bien se passer. Non pas que je regrette le choix de mon dernier exercice mais c'est la première fois que je le pratiquerai et je ne me sens pas très à l'aise. Tout dépendra du choix de Monsieur Belmont au sujet de son partenaire.

Je jette encore un coup d'oeil dans la psyché de ma chambre (que j'orienterai afin que du lit on puisse se voir - eh oui, je pense à tout ce soir) et la robe me va vraiment bien, le maquillage intense aussi. J'espère seulement que la « madame Mystère », l'ex femme de Monsieur Belmont ne raffolait pas de ce genre de tenue sinon, ça va être la catastrophe ! Zut, j'aurais du m'informer avant de la porter -  tant pis, il est trop tard pour changer, il est presque 21h, ils vont arriver d'une minute à l'autre. J'ai une boule dans l'estomac à la pensée qu'il puisse avoir un regard horrifié en me voyant.

 On sonne à la porte d'entrée de l'immeuble, je décroche l'interphone et dis tout de suite « je vous ouvre » en déclenchant le bouton d'ouverture.

J'ai le gorge serrée en attendant l'ascenseur -  je compte les étages ! Voilà, les portes s'ouvrent, ils sont sur le pallier, j'ouvre et je reste stupéfaite. Devant moi, deux hommes vêtus de noir, mon architecte en redingote longue. Monsieur Belmont a plaqué ses cheveux avec du gel et les boucles dorées d'Angelo -  car c'est bien lui,  brillent au-dessus de son col noir. Ils sont superbes tous les deux ! Nous avons un petit moment de silence quand nous nous découvrons les uns les autres, totalement ébahis par le choix de nos tenues.
-        Alexia ! vous êtes magnifique ! s'exclame Monsieur Belmont en me tournant autour, mais par le diable comment avez-vous pensé à ce style ?

-        Je l'ignore, j'avais cette robe dans ma penderie, mais vous-mêmes ? C'est incroyable, que vous ayez choisi également du noir !

 

 

Je les laisse entrer dans mon séjour où les lumières sont tamisées (j'ai placé des voiles légers sur mes abat-jour). Ils retirent leurs fameuses redingotes et ont choisi tous les deux (je suppose qu'ils se sont concertés) un pantalon noir, une chemise blanche à col cassé et une cravate très étroite, en parfait accord avec ma tenue, je n'en reviens toujours pas.

Je m'approche d'eux et essaie de plaisanter avec l'architecte.
-    J'aimais beaucoup votre tunique romaine mais je vous préfère dans cette tenue, finalement.
-    J'avoue que la tunique verte vous allait merveilleusement bien, mais cette robe en dentelle noire est encore plus sexy.
-    Elle dévoile moins le corps.
-   Absolument, on a envie de découvrir ce qui est caché sous ces dentelles, dit-il d'un ton gourmand. Angelo, qu'en penses-tu ? demande-t-il au jeune homme pour le faire participer à notre conversation.

Plus petit que monsieur Belmont, il est à croquer dans cet ensemble masculin plus habillé. Je ne l'ai vu encore qu'en tunique blanche courte (Pâris) et en jean et ti-shirt et, j'oubliais, totalement nu aussi !
-        Je trouve Alexia magnifique, dit-il de sa voix douce.
-        Merci, c'est très gentil, Angelo.
-        Un compliment qui vaut peut-être un baiser ? hasarde monsieur Belmont.

Et comment sait-il que j'aime embrasser ce jeune homme ?Je me demande ce qu'ils se sont confiés ces deux-là !
-        Si Angelo le désire ?  je me tourne vers lui, il hoche la tête vigoureusement ; dans ce cas, venez cueillir votre récompense.

Il se penche vers moi et effleure doucement mes lèvres avant de s'enhardir un peu pour m'embrasser réellement. Sa petite bouche pulpeuse est toujours aussi agréable.

Mais j'ai ma petite idée derrière la tête, je me tourne à la fin du baiser, vers l'architecte, me hausse sur la pointe des pieds, (il est grand, lui) lui offrant mes lèvres.
-        Il ne faut pas faire de jaloux.

Il me regarde d'un air très amusé. Mais il joue le jeu et fait la même chose qu'Angelo. Quand son baiser s'intensifie, je sens plus que quelque chose d'agréable, un véritable courant érotique entre nous qui fuse en moi, plus bas, beaucoup plus bas - je repense à des moments intenses dans mon bureau, dans l'ascenseur.

Nous nous séparons un peu haletants. J'essaie d'apaiser ce flot de sensualité en leur offrant quelque chose à boire. On ne va pas se jeter les uns sur les autres comme des bêtes ? si ? mais plus tard alors.

Angelo accepte un doigt de Porto et Monsieur Belmont se laisse tenter par mon whisky 30 ans d'âge (il est totalement ambré - je crois que c'est un cadeau d'un ami qui revenait d'Ecosse) Bêtement je demande, le flacon suspendu au dessus du verre en cristal :
-        Un doigt ? deux doigts ? plus ?
-        Comme Minoune voudra, me répond-il en me fixant intensément du regard.
J'ai capté l'allusion  -  Monsieur Belmont affiche un petit sourire en coin. 
-        Trois doigts alors, plus ce serait de la gourmandise - Je lui réponds en soutenant son regard et en versant le liquide ambré.

-        Vous ne voulez pas y goûter ? me demande l'architecte.
-        Non merci, mais je goûterai sur ... vos lèvres. Je réponds l'air innocent.
-        Touché ! Alexia, vous êtes très en forme ce soir.

-        J'espère récolter une bonne note pour mon dernier exercice, dis-je d'un air candide. (Qui a prononcé coquine ? si, si, j'ai bien entendu).

Je me sers un petit, tout petit verre de Xéres, pour trinquer avec mes « amis » (amants ?)
Nous sirotons nos alcools  - Monsieur Belmont demande.
-        Comme vous avez tenu à ce que cet exercice se déroule chez vous, je me demande ce que vous avez pu nous concocter ? Il semble intrigué.
-        Et bien, je sais faire des crêpes !
-        Hein ? Angelo me regarde ahuri.
Il s'imagine mal avoir été invité pour ça, je suppose. L'architecte et moi échangeons un regard complice.
-        Vous avez peut-être aussi de la glace ? demande-t-il innocemment.
-        Que des cornets, je réponds.
Monsieur Belmont me regarde fixement et je réalise que ce que j'ai répondu peut être interprété de manière très ... sexuelle.
-        Mais ce n'est pas ce qui est au programme ce soir, j'ajoute en vitesse.
-        Combien d'actes dans votre pièce ? ajoute-t-il d'une voix suave.
-        Autant qu'on veut, c'est une pièce d'improvisation. Voulez-vous découvrir la scène ?
-        Volontiers.

Belmont regarde Angelo et ils se lèvent pour me suivre, vers ma chambre. Les bougies brûlent doucement dans les photophores, faisant danser des jeux d'ombres sur les murs. Elles sentent délicieusement bon : cannelle, vanille,  ylang-ylang et rose aux vertus aphrodisiaques et sensuelles, m'a affirmé la vendeuse.

J'ai dissimulé mon lecteur de DC et en entrant, j'appuie discrètement sur la télécommande pour diffuser de la musique, douce, (compilation de Tantric Love, je l'ai écoutée, les notes basses donnent des envies très charnelles et la mélodie douce envie de se caresser)

Des mains se placent sur mes épaules, une bouche effleure mon cou.
-        Très érotique tout ça, Alexia, j'aime tout ce que vous choisissez.

Je m'appuie contre mon architecte préféré, je sens sa chaleur, je respire son parfum, j'aie envie qu'il me caresse - mais je ne veux pas oublier Angelo. La quatrième page du carnet portait bien l'intitulé de rencontre à trois (deux hommes et moi ; je ne suis pas portée sur les relations entre filles)
Ses mains caressent mon bustier, les pouces au ras des seins, naturellement il me connaît bien.
-        Que veux-tu qu'on te fasse, Alexia, chuchote la voix chaude près de mon oreille.
-        Laissez parler votre imagination.
-        Et tu nous guideras aussi, tu veux bien ?
-        Oui, je réponds un peu essoufflée.

 Quatre mains pour me déshabiller, lentement sous leurs regards, bientôt je ne porte plus que mon porte jarretelle et le mini slip en dentelle noire. Je vois mon reflet dans la psyché, les mains qui caressent mon corps, c'est enivrant !

Je me redresse et entreprends de les dévêtir également. Ils sont tous les deux sur mon lit et je déboutonne lentement la chemise de l'un, puis de l'autre, caressant les deux torses : celui imberbe et juvénile d'Angelo, celui plus viril avec sa toison brune de mon architecte. Lequel a les tétons les plus sensibles ? je mordille chacun et ils réagissent tous les deux. J'attaque les ceintures de pantalons et les fait glisser pour qu'ils soient uniquement vêtus de leurs boxer shorts, bien tendus par des sexes déjà gonflés. Je connais leur anatomie intime, le beau sexe long, rose, puissant de Belmont et celui, long aussi, plus mince d'Angelo. Je les trouve magnifiques et je le leur dis.

Nous nous caressons, tous les trois pour bien éveiller nos corps. Mes tétons sont sucés, malaxés, pincés par deux paires de mains, par deux bouches ; je suis parcourue de frissons de plaisir et mon sexe devient de plus en plus humide. J'ai cambré les reins d'instinct et immédiatement, Monsieur Belmont déchiffre mes réactions. Je sais qu'il va « faire la leçon » à Angelo qui a avoué ne pas s'y connaître en préliminaires.

Il dévoile mon intimité et guide Angelo de sa voix basse, chaude ; lui parle de Minoune et comment la caresser, ce qu'elle aime, il lui montre comment câliner mon clitoris, les lèvres, et insinuer un doigt dans ma fente, ce qui me fait gémir.

Il se place finalement sur le lit, près de moi pendant qu'Angelo fait pénétrer sa queue lentement, mais je suis tellement humide qu'il glisse facilement. Il va et vient, longuement, il ressort presque et entre de toute sa longueur, c'est délicieusement bon. Mes petits gémissements plaisent à Monsieur Belmont.
-        Ronronne de plaisir ma douce chatte, me susurre-t-il à l'oreille, nous sommes là pour te faire plaisir, très, très plaisir.
Sa queue gonflée est près de moi et je la saisis, l'approche de mes lèvres. Je passe la langue autour du gland, joliment gonflé. Il ferme les yeux et respire profondément. J'introduis son membre dans ma bouche et commence à sucer « mon cornet de glace personnel » !
J'y vais un peu plus fort et l'introduis trop vite et trop loin, si bien que je m'étouffe. Je la lâche et commence à tousser.
-        Oh oui, gémit Angelo, qui aime les spasmes autour de son membre quand je tousse.
Ceci nous fait rire, Belmont et moi et nous devons tout recommencer.
L'architecte s'allonge et me prend contre lui, me soutenant alors qu'Angelo reprend ses mouvements en moi.

Finalement, c'est Monsieur Belmont qui imprime le mouvement à mon corps pour donner le rythme à Angelo et je le laisse agir, je suis bien entre mes deux hommes.
Je lui fais confiance car tout est réalisé en douceur.
Mais Angelo est jeune et ne contrôle pas bien ses réactions alors il jouit très vite, se redressant la bouche ouverte sur un cri d'assouvissement.
Il se retire un peu embarrassé, se couche près de moi. Je le prends dans mes bras alors que Monsieur Belmont se dégage et se redresse.
Il me regarde ; je sais que je suis dégoulinante de la semence du jeune homme mais ça m'est égal.
La main de l'architecte vient caresser ce sexe trempé, il le malaxe doucement, c'est très agréable.
-        Tu es si belle, dit-il d'une voix rauque, toute mouillée.
Ses doigts entrent en moi et je me contracte.
-        Embrasse-là, dit-il à Angelo, ce qu'il fait en prenant goulûment mes lèvres.
Pendant ce baiser, Monsieur Belmont me pénètre d'un coup et je gémis de plaisir sous les lèvres d'Angelo.

Il sait comment aller et venir, le rythme à donner, l'angle pour me pénétrer plus profondément. Je dirais qu'il est mon maître et j'adore cette sensation.

Angelo a cessé de m'embrasser mais il caresse mes seins, les malaxe, les titille pendant que l'architecte me fait l'amour, longuement, comme j'aime et la vague de plaisir vient, gonfle et m'envahit, je crie et il me pénètre alors plus fort, jouit également, m'inondant de sa liqueur en longs jets ce qui me procure de nouveaux spasmes de plaisir.

Nous nous écroulons sur le lit dans les bras les uns des autres, essoufflés et merveilleusement détendus.
Quand nous reprenons notre souffle je leur annonce ce que j'ai prévu. Tous dans ma baignoire !
-        Oh c'est la raison pour laquelle tu voulais que ce soit chez toi ? demande Monsieur Belmont, parce que je n'ai qu'une douche ?
-        Oui, j'ai la chance d'avoir une baignoire, assez grande.
-        Je vais faire couler l'eau, reste avec Angelo.
Je reste dans les bras du jeune homme qui me regarde sous ses longs cils.
-        Tu as aimé ? je lui demande gentiment.
-        Oh oui, merci, c'était vraiment merveilleux.
-        Il faut remercier Monsieur Belmont, c'est lui qui a tout le mérite.
-        Vous aviez dit, dans la voiture, que vous étiez certaine qu'il vous « prêterait ».
-        Je pense qu'il a aimé me « prêter » comme tu dis.
-        Je le crois aussi dit-il malicieusement, une fossette creusant sa joue.

 Patrick Belmont revient et il me porte jusqu'à la salle de bains ; il me dépose doucement dans l'eau chaude moussante et ils viennent me rejoindre. Je suis au milieu, les deux hommes, leurs jambes étendues sont de chaque côté de moi.
-        J'ai ajouté ces délicieux sels de bains, dit Monsieur Belmont.
-        J'ai trouvé le parfum très naturel, une odeur de verveine.
Nous nous détendons dans l'eau chaude, sans vraiment pouvoir bouger. L'eau déborde un peu, mais tant pis, il suffira d'éponger.
-        Il faudra que nous allions ensemble au jacuzzi, dit Angelo.
-        Oh bonne idée, je réponds, tu connais un endroit ?
-        Oui, un SPA un peu spécial, quai ********

Nous nous promettons d'y aller un jour. L'entente est vraiment bonne entre nous trois, j'en suis très heureuse.

Je repousse la mèche de Patrick Belmont sur son front et passe ma main dans les boucles d'Angelo. Je caresse les jambes aux longs poils blonds et doux d'Angelo, celles musclées et plus poilues de l'architecte et eux deux aiment « ma peau douce ».   

Enfin, il faut bien sortir de l'eau qui tiédit. J'ai prévu de grandes serviettes pour chacun et nous nous séchons mutuellement dans de grands éclats de rire.

J'offre mon yukata en coton, celui qu'il a déjà porté, à mon architecte, tend une grande djellaba bleue à Angelo et j'en enfile une également.
-       Tu as tout prévu, tu es fantastique, me souffle Patrick Belmont à l'oreille.
-       J'ai prévu mieux que ça, je réponds.
-       Quoi donc ? demande-t-il intrigué.
-       Direction la cuisine pour une dégustation de crêpes !! je m'exclame
-       Waouhhh !! s'exclame Angelo, c'est donc vrai ?
-       Tu vas voir, Alexia a une recette à tomber par terre, tellement c'est bon !

Nous filons dans ma petite cuisine. J'ai tout préparé à l'avance, en fait, je n'ai plus qu'à passer à la poêle mes crêpes déjà préparées pour les réchauffer, ce qui va beaucoup plus vite.

Patrick Belmont qui connaît mes placards, passe les couverts à Angelo qui installe tout sur la table.

Il n'y a que deux chaises alors l'architecte me prend sur ses genoux. Il coupe sa crêpe et décide de me faire manger. Angelo fait la même chose ; je prends une bouchée à droite, une autre à gauche et je finis par m'exclamer :
-        Arrêtez de me gaver comme une oie !
Les voilà tous les deux à me tâter les cuisses et les bras pour savoir si je vais être bonne à manger à Noël ! Je tape sur leurs mains avec ma fourchette et nous sommes pliés en deux de rire.

Nous avons tout mangé, bu tout le cidre. Il est temps pour mes deux partenaires de rentrer. Ils vont se rhabiller, pendant que je range ma cuisine.

Ils reviennent bien sapés, un peu décoiffés. Ils me remercient chaleureusement de mon accueil. J'embrasse Angelo pour lui dire au revoir et Patrick Belmont se penche et m'embrasse également.
-        A bientôt, me chuchote-t-il.

 Je me retrouve seule, un peu tristounette mais heureuse de ce moment de douce sensualité. Je baille, j'ai hâte de retrouver mon lit - mais quand j'entre dans ma chambre je ris de voir « ma scène de jeu » un peu dévastée. J'enlève les tissus que j'avais disposés et me coule sous les draps, regrettant de ne pas avoir un corps chaud près de moi.

 



03/07/2014
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