Plume et parchemin

Plume et parchemin

Chapitre 2 - Un architecte entreprenant

Chapitre 2

Un architecte surprenant

  

            Monsieur Belmont a téléphoné pour prendre un autre rendez-vous et cette fois il faut que maître Surgères soit présente. Je note l'heure sur son agenda en le soulignant, en rouge !  

Le jour dit, Monsieur Belmont arrive pile à l'heure de son rendez-vous, me salue.
-        Bonjour Mademoiselle Delville, maître Surgères est bien là ?
-        Oui, Monsieur Belmont, aucun problème cette fois.
Il me lance un long coup d'oeil. Je frappe à la porte de ma supérieure et je m'efface pour faire entrer l'architecte dans son bureau.

Je n'ose plus le regarder dans les yeux, alors, j'ai fixé sa cravate (joli bleu clair sur le blanc immaculé de sa chemise). J'ai réussi à ne pas devenir rouge pivoine, c'est déjà un bon point pour moi.
Je me mets à taper du courrier pour m'occuper l'esprit, mais 20 minutes sont à peine passées qu'ils sortent tous les deux du bureau. Déjà ? Mais c'est un peu court pour traiter le dossier de monsieur Belmont.

-        Alexia - Ma supérieure me tend des feuillets - tu tapes ça pour Monsieur Belmont et tu vois avec lui pour fixer un rendez-vous dans une dizaine de jours lorsqu'il aura fait toutes les démarches nécessaires. Je dois m'absenter maintenant.
Son ton est autoritaire comme d'habitude et moi je commence à penser « non elle ne va pas encore me laisser seule avec l'architecte » !
Mais si, elle nous quitte, serre la main de Monsieur Belmont et un moment de silence s'instaure dans mon petit bureau. Je regarde la feuille qu'elle m'a laissée, me place devant l'ordi :
-        Je vais vous taper les instructions de maître Surgères, monsieur, je n'en ai pas pour longtemps, si vous voulez vous asseoir- je lui indique de la main, la chaise qui est en face de ma table de travail ; je n'ai pas de grands fauteuils confortables, moi !
Il va s'asseoir tranquillement et je commence à taper ; il me fixe et ça me trouble, car à chaque fois que mon regard se lève de l'écran, j'accroche son regard bleu glacier qui me détaille. Résultat j'écris tout de travers et je jure doucement entre mes dents.
-        Que vous arrive-t-il mademoiselle Delville ? demande-t-il nonchalamment.
-        J'ai décalé ma main du clavier et en conséquence, j'ai écrit une phrase totalement incompréhensible.
-        Serais-ce moi qui vous trouble ? demande-t-il d'un air candide.
-        Je n'ai pas l'habitude de travailler sous le regard de quelqu'un (surtout le sien)
Il se lève et se place derrière moi.
-        Voilà, vous pourrez être plus à l'aise maintenant.

Je me remets à taper le texte mais je sens qu'il se penche au-dessus de moi. Mon chemiser est échancré et il doit avoir une vue plongeante dans mon décolleté. J'ai choisi un joli bustier en dentelle qui fait pigeonner mes seins (oui, je sais c'est un choix curieux mais que voulez-vous mon inconscient me joue des tours quelquefois)
-        Je dois vous féliciter pour votre goût exquis dans le choix de votre lingerie, dit suavement Monsieur Belmont, tout contre moi, les lèvres effleurant presque mon chignon.

 Impossible de travailler dans ces conditions, je tourne ma chaise à roulettes ver lui. Je n'ai pas envie de lui avouer qu'il me trouble mais il faut que je lui dise de s'éloigner un peu. En fait, je n'ai pas le temps de parler, c'est lui qui prend la parole :
-        Au fait, comment se porte Minoune ?
-        Minoune ? je demande cherchant à qui il fait allusion.
-      C'est le nom que j'ai donné à votre ravissante petite chatte. Ainsi je peux parler d'elle en l'identifiant. Je me demande si elle va apprécier ce diminutif, dit-il d'un air songeur.
Je suis interloquée et ne sais plus quoi répondre alors il poursuit :
-        Puis-je le lui demander, s'il vous plait ?
-        Si vous voulez. J'ai répondu machinalement, me demandant pourquoi je le laisse faire. En fait, il me désarme.

Il se baisse, se met à genoux devant moi, soulève doucement ma jupe, et pose sa bouche sur mon entrejambe.
-        Minoune ? articule-t-il doucement ... je crois qu'elle n'a pas entendu, ajoute-t-il, elle ne réagit pas.
-        Peut-être articuler un peu plus fort ? dis-je à tout hasard, la bouche un peu sèche.
Il écarte mes cuisses, parle plus fort, son souffle chaud contre le renflement de mon sexe. Par réaction, je tressaille et il jubile.
-        Je pense qu'elle apprécie, je vais vérifier.

Il écarte le tissu de dentelle de ma petite culotte et ses lèvres effleurent celles de mon sexe. Je sens un frison me parcourir et je respire un peu plus vite. Cela ne lui a pas échappé, alors il ouvre un peu plus mes jambes et tire doucement sur le tissu de mon slip pour le faire glisser et à ma grande honte, je lève les fesses pour l'aider.

Maintenant il peut atteindre toute mon intimité, il passe ses mains sous mes fesses pour les soulever et avoir plus facilement accès ; il ne se prive pas de passer sa langue, d'entourer le clitoris de petits coups de lèche qui le font gonfler. Il introduit sa langue dans ma fente, la pousse, la fait tourner et je me sens la tête légère, étourdie.

Il relève la tête, les lèvres mouillées, les yeux brillants, la mèche en bataille, séduisant en diable et je dois m'avouer que j'ai envie de lui, terriblement envie de lui mais je ne dis rien.
-        Minoune est une petite chatte adorable qu'on prend plaisir à caresser, me dit-il d'une voix doucereuse.

Je lui crierais bien qu'elle n'aime pas qu'être caressée doucement, mais il a dû percevoir mes pensées.
-        Elle a peut-être envie de caresses un peu plus vigoureuses ? demande-t-il innocemment.

Il lit dan mon regard que sa demande sera bien accueillie alors il baisse de nouveau son zip, et sort son membre dont je connais déjà la belle virilité. (au fait Monsieur Belmont, vous ne portez plus de sous-vêtements sous votre pantalon ? )

Il s'approche de moi, me saisit, me soulève de la chaise et s'assied à ma place, le membre bien dressé, offert, si bien que je m'installe sur ses genoux pour qu'il puisse l'introduire facilement. Cette fois, c'est moi qui le chevauche et je vais pouvoir faire ce que je veux. L'idée me ravit : Ah cette fois vous êtes à ma merci, Monsieur Belmont, je vais me venger.

C'est mon tour de mener le jeu, la cadence, je glisse sur lui, serre mes muscles internes autour de son membre pour le faire gémir. Il est juste en face de moi, les yeux clos, la bouche entrouverte, j'aimerais l'embrasser mais je n'ose pas. Je vais et viens sur lui, je le sens gonfler, de plus en plus, je vais accélérer et l'emmener vers la jouissance. Il ne dit rien, me laisse faire, ne réclame pas, il a l'air de savourer ce moment. Je pousse un peu plus pour qu'il soit au tréfonds de moi, totalement enserré et là, il frémit et il n'arrive plus à se maîtriser, il laisse l'orgasme l'envahir. Alors qu'il jouit en moi, il ouvre la bouche sur un cri de  plaisir. Il reste ainsi, les yeux fermés, laissant les spasmes se calmer, puis il rouvre les yeux et il réalise que je suis juste au-dessus de lui, notre regard se prend un instant ; c'est moi qui romps ce moment, je me retire doucement, me dégage de ses genoux. Comme l'autre fois je lui tends la boîte de kleenex.

Quand il a remis son « attirail » en place, il se relève et d'une voix un peu plus basse que de coutume dit :
-        Est-ce un fantasme de Minoune ?
-        Quoi donc ? je demande d'un air faussement innocent.
-        De mener le jeu ? ajoute-t-il.
-        Pourquoi pas ? Vous n'approuvez pas ?
-      J'aurais vraiment tort de me plaindre mais cette fois j'ai bien peur de m'être conduit comme un réel goujat, dit-il avec une petite moue. (ah bon, seulement aujourd'hui ?)
Je le regarde en haussant les sourcils pour qu'il précise.
-        Je prends mon plaisir sous votre houlette experte, mais je ne vous donne aucune jouissance en retour�
Je glousse doucement  (il s'en veut de ne pas m'avoir procuré d'orgasme ? Qu'il pense ce qu'il veut j'avais autre chose en tête, l'avoir à ma merci et le voir jouir sous moi, ce fut un moment sublime. Il n'a pas eu le dessus cette fois !!

J'ai récupéré ma lingerie, me suis munie de kleenex, me voilà présentable, je me dirige donc vers mon ordi en vue de taper son fichu texte. Il m'interrompt :
-        Comme il semble que je vous trouble pendant que vous tapez, je vais vous laisser le faire tranquillement et vous me l'enverrez à mon adresse e.mail, si ça ne vous dérange pas.
-        Comme vous voulez. Je me penche vers son dossier pour lire l'adresse mail qui est inscrite. Je vous fais un envoi à e.metrics@******.com, c'est cela ? 
-        Non ! non ! c'est l'adresse du cabinet d'architecte ! Je vais vous noter mon adresse personnelle, ce dossier concerne mon divorce !

Il saisit un petit post-it sur mon bureau, prend un des mes stylos et écrit quelque chose.
-        Je vous ajoute mon numéro de portable personnel au cas où vous auriez des informations confidentielles à me communiquer.
-        Fort bien, Monsieur, dis-je d'un ton neutre. Je vais vous taper ceci rapidement et vous l'envoyer.

Il me salue et cette fois je le raccompagne dans le couloir vers l'ascenseur, appuie sur le bouton pour l'appeler. Monsieur Belmont ne dit rien à côté de moi, mais il respire un peu plus rapidement. Qu'espère-t-il donc ?Il n'en a pas eu assez ? 
Quand les portes s'ouvrent, je m'efface pour qu'il entre.
-        Je vous laisse descendre et vous assure que votre dossier vous sera communiqué rapidement, dis-je d'une voix très professionnelle.
Il me salue de la tête et les portes se referment.

Je reviens vers mon bureau très contente de moi (cette fois Monsieur Belmont vous n'avez pas mené le jeu, chacun son tour. Et maintenant, je possède son e.mail ET son numéro de téléphone privés ; Mais qu'est-ce que ça veut dire ? 

 

**************

 

Je rentre chez moi le soir, assez contente. J'ai envoyé le texte à Monsieur Belmont, ma directrice a demandé si tout s'était bien passé avec lui et j'ai répondu qu'il avait très aimable et patient (ah oui, on peut dire ça, morte de rire)

J'enlève mon tailleur, mets ma petite culotte au lavage (ça va devenir une habitude de revenir avec un slip trempé de la liqueur de Monsieur Belmont ?) et me prépare un thé pour attendre l'heure du dîner que je prendrai plus tard devant la télé.

On sonne à mon interphone ; je vais décrocher.
-        Mademoiselle Delville ? Ici « Au Nom de la Rose », j'ai un bouquet à vous délivrer, dit une voix jeune.
-        Pour moi ? je demande ahurie.
-        Votre nom et votre adresse sont inscrits sur la carte, mademoiselle, dit patiemment la voix, comme s'il parlait à une demeurée. 
-        Ah bien, je descends tout de suite.

J'attrape un gilet et des pièces de monnaie pour donner un pourboire, sors et appelle l'ascenseur.

A la porte d'entrée, à l'extérieur, un jeune homme attend avec une grande boîte en carton, verte et rose.

Il me la tend, me fait signer sur son appareil, me souhaite une très bonne soirée et je remonte vite, ma grande boîte à la main, très intriguée.

Dès que je suis dans mon séjour, j'ouvre doucement le carton. Nichées dans du papier de soie, une douzaine de belles roses de la couleur « rose thé » ! Je les extirpe de leur écrin et saisis le bouquet...hummm ça sent délicieusement bon.

Y'a-t-il une carte au moins ? Je la trouve épinglée sur le papier cristal, une petite enveloppe. Je pose vite mes roses sur ma table basse et l'ouvre. « Pour Minoune - MERCI »  signé Patrick Belmont.

Je reste là, le nez dans mes roses parfumées avec en main la carte qui me fait très plaisir. On ne va pas lui reprocher son manque de savoir-vivre même si ses fantasmes sont un peu... comment dirais-je, envahissants ?

 Après avoir déposé les roses dans plusieurs vases pour en avoir dans mon séjour et dans ma chambre, je me dirige vers mon ordi pour taper un petit message. Excellente chose, je possède son adresse personnelle.

J'hésite et finalement je tape un message tout simple, inutile de le remercier alors que c'est lui qui le fait.

« Rose thé, ma couleur préférée, comment avez-vous deviné ?  - signé Alexia Delville».

Je vais à la cuisine voir ce que je vais me préparer pour dîner mais j'entends le « ding dong » qui annonce l'arrivée d'un mail. Je file voir :

« Ce ne pouvait être que CETTE couleur ! Le rouge est trop voyant, le blanc est virginal (je n'en dis pas plus...) et le jaune a très mauvaise réputation. Le rose thé vous correspond parfaitement. Signé Patrick Belmont».

 

 



22/06/2014
0 Poster un commentaire
Ces blogs de Littérature & Poésie pourraient vous intéresser

Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 5 autres membres