Plume et parchemin

Plume et parchemin

Chapitre 7 - ETHAN

Chapitre 7

Ethan


            Ma vie a beaucoup changé, depuis ma rencontre avec Tristan. Maintenant, je suis partagée entre mes répétitions de danse et la vie au club avec mes nouveaux amis. John a bien noté que j'avais quelque chose de différent ; au cours de la répétition il me dit soudain avec un petit clin d'œil :
-        Je trouve que ça te réussit.
-        Que « quoi » me réussit ? j'interroge l'air faussement détaché.
-        Ta relation avec le beau strip-teaseur.
-        Ca se voit tant que ça que je suis en « relation » avec lui ? je demande avec un air étonné.
-        Oh tu ne pourras pas me tromper, je te connais très bien et tu parais beaucoup plus détendue… épanouie ! Donc ça va bien entre vous ?
-        Oui, ça va très bien, même si c'est loin d'être simple…. Non, c'est même la relation la plus bizarre que je connaisse, mais pour le moment, je n'ai pas de problème avec Tristan, dans ce contexte plutôt étrange. 
-       
Le principal c'est que tu te sentes bien avec lui, malgré les «différences ».
J'imagine que John pense au fait que Tristan soit strip-teaseur et peut-être « bi ».
-        Et comment va Méghann ? – j'essaie de détourner la conversation – pour quand la venue du bébé, prochainement, non ? J'aimerais bien savoir quand tu vas devenir papa !
-        Si la date prévue est respectée, ce serait dans une dizaine de jours mais tout peut arriver avant, et comme tu t'en doutes, je suis sur des charbons ardents… et un peu anxieux, avoue-t-il.
-        Tu le serais à moins mais tu vas voir, tout va bien se passer et le bébé sera superbe… comme son papa et sa maman ! Au fait, ton père n'arrive pas d'Inverness pour jouer un peu de cornemuse pour sa naissance ?
-        Eli ! Attention à ce que tu dis, il serait capable de le faire !! J'imagine la clinique avec mon beau-père en train de jouer…
On éclate de rire tous les deux à cette idée. C'est tellement agréable d'avoir un ami comme John, même si, cette fois, je ne peux pas lui confier certains secrets. Mais je suis très heureuse pour lui, il a 27 ans et va devenir père alors que moi, avec mes 25 ans, j'ai réussi à trouver comme compagnon un…enfin une personne très particulière que je n'arrive même pas à désigner. Ce qui est certain, c'est que je ne risque pas de devenir mère de si tôt avec Tristan, du moins. De plus, j'ai été mise sous pilule pour régulariser des cycles totalement anarchiques et calmer des douleurs abdominales… ce qui est incompatible avec ma vie de danseuse.  

 

**************

 

Nous avons instauré un planning avec Tristan pour concilier ses soirées au club, mes répétitions (heureusement en ce moment je n'ai pas encore de représentations) nous arrivons à nous voir, deux fois dans la semaine en général.

Je suis toujours heureuse d'être avec lui, pas uniquement pour des satisfactions sexuelles mais parce que nous échangeons très longuement. Je lui demande de me raconter sa vie antérieure, c'est absolument passionnant, vu tout ce qu'il a vécu. Lui, me demande de lui décrire ma vie de danseuse, il est toujours fasciné par mes récits.

Et il y a beaucoup de tendresse entre nous, je pourrais dire d'amour, mais j'ai toujours peur de prononcer ce mot.

Il ne veut pas boire mon sang, du moins autant qu'il l'a fait la première fois où nous avons fait l'amour, il a eu très peur en me voyant m'évanouir et craint que ça recommence.

En fait, j'ai instauré un petit rite entre nous. Quand nous nous embrassons, je sais qu'il se montre très prudent. Pourtant, je ne veux pas le priver de son nectar favori alors je pose mon pouce ou un autre doigt sur une de ses canines acérées et j'appuie jusqu'à ce que le sang perle et je le laisse sucer doucement. Il a nommé cela « Bloody Elina » comme si c'était un cocktail spécifique et ça m'a beaucoup amusé.

Mes relations avec ses amis, collègues, du club sont excellentes, qu'ils soient « humains » ou comme lui. Sauf Ethan qui reste à l'écart et n'échange pas avec nous. J'ai même remarqué qu'il ne venait pas manger dans la cuisine lorsque j'étais présente et cela me chagrine beaucoup. Je dois en parler à Tristan, je n'ai pas encore osé aborder le sujet, mais je suppose qu'il s'en est rendu compte par lui-même, il est très réceptif à tout ce qui touche ses collaborateurs et je sens bien qu'il veut les voir tous épanouis. Je n'ai absolument pas l'intention d'aller semer la discorde entre eux, au contraire, j'aime quand nous formons un groupe uni, presque une famille.

 J'arrive à la porte près du parking et sonne. Alex vient m'ouvrir et comme d'habitude je lui dit bonjour avec un « salut beau gosse ! » auquel il répond par « bonjour ma beauté », notre petit échange qui nous fait rire tous les deux.
-        Tristan est dans son bureau, ajoute-t-il.
-        Ok, je vais essayer de ne pas trop le déranger.
-        Il va adorer être dérangé, me dit-il avec un clin d'œil plein de sous-entendus.
-        Pervers ! je lui tape sur le bras et il s'échappe en criant :
-        Elle me frappe, elle me frappe !
Je crois que c'est Alex, pourtant très sérieux dans son travail, qui a le tempérament le plus « gamin » du groupe.
Je me dirige vers le bureau, entrouvre doucement la porte et fait un petit « coucou ».
Tristan est devant ses registres, lève la tête, me voit et son visage s'éclaire.
-        Entre ! me dit-il avec un grand sourire.
-        Je ne te dérange pas ? tu ne veux pas continuer à travailler ?
-        Non, viens ! une petite pause me fera le plus grand bien.
J'entre dans son bureau, m'approche de lui pour l'embrasser. Il m'attrape sur ses genoux.
-        Je vois le genre de pause à laquelle tu penses, dis-je en riant.
-        Tu as quelque chose contre ? demande-t-il d'un air faussement détaché.
-        Contre toi, ça me va tout à fait.
Il me prend dans ses bras et m'assoie sur le bureau devant lui, en glissant ses mains sous ma jupe.
-        Aurais-tu froid aux mains par hasard ? je demande d'un air étonné.
-        Oui, mais là j'ai trouvé un excellent moyen de les réchauffer.
Nous continuons à badiner et nous taquiner, pour pouvoir nous caresser, nous embrasser et échanger avec toujours le même plaisir quand nous sommes ensemble.
Je sens pourtant qu'il est un peu crispé, préoccupé. Je lui demande :
-        As-tu des problèmes particuliers avec le club ?
-        Non, me répond-il surpris, rien de spécial, tout marche bien. Depuis qu'on a notre nouveau spectacle c'est le plein tous les week-ends.
-        Super ! mais je savais que ça plairait. Pas de descentes de flics, ou d'enquêtes non plus ?
-        Non, rien de ce genre. Pourquoi me demandes-tu cela ? dit-il étonné.
-        Parce que je te sens préoccupé par quelque chose.
-        Oh ….  tu me déchiffres bien… il hésite.
-        Alors c'est vrai ? quelque chose te tracasse ? Tu ne veux pas me le dire ?
-        Si, il faut que je t'en parle de toute façon… c'est…
-        Ethan ? c'est ça ?
Il me regarde totalement médusé.
-        Comment as-tu deviné ? Tu finis par absorber mes pouvoirs, toi ! il fronce les sourcils.
-        Non pas particulièrement mais j'arrive en effet à mieux te « décrypter » et pour Ethan, je ne suis pas aveugle, j'ai bien remarqué qu'il ne venait plus manger à la cuisine quand j'étais présente ! T'a-t-il parlé ?
-        Oui. Je suis allé le trouver parce que je le trouvais très replié sur lui-même, quoiqu'il continue à jouer parfaitement bien son rôle lors des spectacles.
-        Et alors, qu'a-t-il dit ?
-        Qu'il songeait à me quitter…
-        Quoi !!!  Est-ce à cause de moi ?
-        Je te relate ce qu'il a dit : il a demandé si je pouvais le remplacer car il voulait en effet me quitter, je lui ai demandé des explications et là, il s'est presque effondré en disant qu'il n'arrivait pas à oublier la scène que vous avez dansée tous les deux, qu'il ne parvenait pas à surmonter le fait que tu « m'appartenais »…
-        Je ne « t'appartiens pas » ! Nous sommes uniquement ensemble, non ?
-        C'est ce que je lui ai dit. Mais, il connaît notre relation…
-        Et il est jaloux, c'est ça ?
-        Il m'a dit que ce n'était pas de la jalousie, car il était heureux de me voir heureux avec toi, que c'était un manque terrible pour lui… qu'il n'arrivait pas à surmonter… d'où son envie de partir.
-        Mais tu ne vas pas le laisser partir, non ? Tu tiens à lui n'est-ce pas ?
-      Naturellement et tu sais qu'il nourrit Marwin qui lui est encore plus attaché. Il n'a pas évoqué ce sujet avec ce dernier, mais je crois que Marwin se rend bien compte du malaise de son ami.
-        Que peut-on faire ? Que puis-je faire ? Puisque c'est moi qui suis concernée ?
Tristan pousse un gros soupir et me regarde attentivement.
-        Il ne te déplait pas, n'est-ce pas ? Alors serais-tu capable de lui apporter ce qu'il demande ?
-        Je vois … et toi ? Tu en penses quoi ? Est-ce que ça te dérangerait ?
Tristan a un petit sourire en coin.
-        Non… je ne vois pas d'inconvénient à te « partager » avec lui, c'est ton plaisir qui m'importe.
-        Le sien aussi, il t'est cher, n'est-ce pas ? alors un « ménage à trois » ?
-        Quelque chose comme ça… tu trouves ça choquant ?
Je réfléchis quelques secondes… tout au fond de moi, est-ce que je ne suis pas attirée par les deux hommes ?
-        Non, ça ne me choque pas et si je dois le rendre heureux et que toi tu acceptes de « partager », on pourrait essayer…
-        Ouf, ça m'ôte un grand poids, j'avais tellement peur que tu refuses et qu'il nous quitte… nous allons le lui annoncer ? demande-t-il.
Tristan a l'air d'y tenir beaucoup et de toutes façons, il faut mettre les choses au clair ; on ne va pas continuer à s'ignorer chacun dans un coin, surtout en sachant Nathan malheureux, donc j'accepte qu'on aille le voir.

 Tristan me prend par la main, me conduit à la chambre d'Ethan et frappe. Ce dernier ouvre et voit son patron (je suis derrière lui, il ne doit pas m'apercevoir)
-        Tu désires me parler ? demande-t-il l'air un peu renfrogné.
-        Pas moi, mais Elina – il fait un pas de côté pour que j'apparaisse.
Ethan a un sursaut et lève des sourcils étonnés, mais ne dit rien.
-        J'aimerais beaucoup m'entretenir avec toi, si tu le permets, naturellement, je demande poliment.
Il nous regarde tous les deux et s'efface du pas de la porte pour nous laisser entrer.
Sa chambre est en deux parties : côté salon, un grand canapé Chesterfield est placé en face d'un poste de télé et entre les deux, une petite table basse. Il nous fait signe de nous asseoir sur le canapé et lui-même va chercher une chaise et s'assied en face de nous. Son visage est fermé, il baisse légèrement la tête comme pour se dissimuler derrière ses longs cheveux.

Je regarde brièvement Tristan qui me fait un léger signe de tête, je me lève donc et me dirige vers Ethan. Il n'a pas bougé, même pas levé la tête à mon approche mais je ne me laisse pas impressionner par son attitude. Je me pose tout près de lui et passe doucement ma main sur sa longue chevelure, un geste tendre, une caresse. Cette fois il frémit. Il relève la tête et me regarde ; je sens dans ses yeux une interrogation « que me veux-tu ? ». Je continue la caresse le long de sa joue, il ferme les yeux, soupire et appuie son visage sur ma main, puis rouvre les yeux et j'y lis une telle demande, un tel besoin que je me penche et pose mes lèvres lentement sur les siennes, un peu ce que nous avions fait lors de la danse Shéhérazade. Je frôle la douceur de ses lèvres renflées, il se laisse faire, je le sens complètement tendu, dans l'attente. Je prends sa lèvre inférieure entre mes dents et cette fois son regard sombre se fixe sur le mien, intense, ardent… … il me bascule sur ses genoux et nos deux bouchent se soudent, avides, dans un long et sensuel baiser.
Quand enfin, nous nous séparons pour reprendre notre souffle, il semble réaliser ce qui vient de se passer et me repousse, le regard tourné vers Tristan.
-        Tu lui as demandé de faire ça ! Pour me forcer à rester ! s'exclame-t-il furieux.
-        Je n'ai rien exigé d'Elina, répond Tristan avec un geste d'apaisement, l'idée vient d'elle seule. Elle s'est bien rendue compte que tu l'évitais, m'a demandé pourquoi, je lui ai dit la vérité.
Ethan se tourne vers moi, son regard est toujours sombre, orageux.
-        Que veux-tu de moi ? Je veux comprendre…
-        Te garder, tout simplement.
-        Pourquoi ! s'exclame-t-il.
-        Parce que je tiens à toi, que je n'ai pas envie que tu partes,… surtout à cause de moi.
-        Je ne veux pas que tu te sacrifies…
Je lui coupe la parole :
-        Qui parle de sacrifice ? Tu crois que tu n'es pas attirant, que je ne peux pas avoir envie de toi ? Tu ne te souviens pas de la tendre complicité que nous avons échangée lors de la danse…
-        Tais-toi ! me coupe-t-il – je n'ai jamais pu oublié ce moment. Il me hante…. Il frissonne mais se reprend – tu es avec Tristan, tu ne peux pas…...
-        Avoir envie de deux hommes différents ? Pourquoi ?
-        Je ne sais pas… il hésite, regarde Tristan et s'adresse à lui  - tu ne dis rien, tu acceptes de partager Elina ?
-        Oui mon ami, Elina ne m'appartient pas et je suis « différent » tu sais bien.
-        Mais Elina le sait, elle l'accepte ?
-        Oui bien sûr, cela n'empêche pas qu'elle puisse aussi désirer un « humain ».
Il nous regarde l'un et l'autre… les idées doivent s'entrechoquer dans sa tête… son regard est chargé d'un espoir qu'il n'ose peut-être pas encore imaginer. Que puis-je dire pour le rassurer ?
-        Ethan, accepterais-tu, toi, de me partager avec Tristan ?
Il soupire longuement… me regarde encore intensément.
-        J'ai beaucoup d'attachement pour Tristan et tout ce qu'il fait pour nous… ce serait un gros sacrifice de le quitter, de quitter Marwin et tous les autres.… Mais j'avais peur de ne pas pouvoir vivre normalement en te voyant ici…, le besoin de toi est trop fort, avoue-t-il.
-        Je comprends, Ethan. Ecoute, j'aime Tristan – celui-ci a un petit sursaut car je n'ai encore jamais prononcé ces mots – mais ça ne m'empêche pas de t'apprécier également, de manière différente, et de vouloir te voir heureux. Veux-tu que nous essayions d'être tous les trois en harmonie et que nous partagions de bons moments ?

Il me serre dans ses bras, très fort, pose sa tête contre ma poitrine, je le sens trembler… de peur, de désir ? Je l'enserre doucement et caresse sa longue chevelure, épaisse, parfumée. Je plonge mon visage dans ses cheveux, ils sont différents de ceux de Tristan, une texture plus sauvage et ils sont incroyablement longs pour un homme. Ils lui arrivent jusqu'à la poitrine.
-        Tu veux vraiment que je te fasse l'amour ? demande-t-il doucement.
-        Oui …j'en ai très envie…
Il me saisit dans ses bras ; ces hommes me portent tous comme si j'étais aussi légère qu'une poupée, mais Ethan est fort bien bâti et Tristan a des pouvoirs exceptionnels. Je le vois échanger un regard avec Tristan qui hoche la tête. C'est bien ils se sont mis d'accord d'un seul regard ! Belle complicité masculine…

Tristan vient se placer dans mon dos, Ethan est devant moi. Tous les deux commencent à enlever mes vêtements… je trouve très excitant ce jeu à quatre mains, je les laisse faire… mais je saisis la chemise d'Ethan et la déboutonne, puis attaque la ceinture de son jean. Finalement, nous arrivons à nous retrouver presque nus tous les trois. Je connais bien le corps de Tristan alors j'admire maintenant celui d'Ethan. Plus large d'épaules, une musculature plus puissante, il a une peau cuivrée qui tranche avec l'albâtre de celle de Tristan. Quand il retire son boxer short, je découvre son sexe. Il est doté par la nature, comme on dit. Si celui de Tristan est long mais relativement étroit (suffisant pour moi en tous les cas) celui d'Ethan est beaucoup plus épais, très long également.
Je jette un regard, un peu inquiet à Tristan.
-        Ne crains rien, il ne te blessera pas, n'est-ce pas ? Elina est étroite, dit-il à l'intention de Nathan.
-        Je ne ferai rien que tu ne désires pas, dit celui-ci. Je veux te faire plaisir… ajoute-t-il la voix un peu rauque.
-        Avec beaucoup de préliminaires, je pense que tout ira bien, ajoute Tristan, Elina sera prête à t'accueillir -  il se penche vers moi et effleure mes lèvres.
Je sens le désir monter.
-        J'ai envie… de vous deux, j'avoue le souffle un peu court.
-        Nous sommes là pour satisfaire, madame, chuchote Ethan.
Ses mains caressent mes seins, jouent avec les tétons, il se penche et ce sont ses lèvres, pleines, pulpeuses, qui viennent prendre ma bouche. Son baiser est intense, sa langue m'emplit et je peux lui rendre son baiser sans crainte… j'en profite. Tristan est collé derrière moi, son sexe durci, au creux de mes reins. Je suis entre les deux hommes et j'aime cette sensation.
-        Caresse-le, découvre-le, me chuchote Tristan dans mon oreille.
Ce que je fais. Je laisse mes mains courir sur son corps comme je l'avais fait lors de la danse de Shéhérazade. Son sexe est dur, contre moi, palpitant mais je sais qu'il va être patient.

Après toutes ces caresses, je suis de plus en plus accueillante et Tristan le ressent. Il me prends et me dépose sur lui, me soutient, sa queue est nichée entre mes fesses. Ethan se penche vers moi, ouvre mes cuisses, découvre toute mon intimité… déjà son regard me rend toute humide.
-        Tu es belle, j'ai envie de toi… chuchote-t-il de sa voix basse.
Il se penche et sa bouche aux lèvres pleines vient caresser tout mon sexe, je frémis dans les bras de Tristan qui embrasse mon cou, mes seins. La langue d'Ethan est dans ma fente, si merveilleusement délicieuse… je me tortille de plaisir et Tristan rit doucement contre moi.
A force de caresses répétées, je suis totalement humide, ouverte et j'ai envie qu'il soit en moi.
Tristan lit mes pensées comme toujours et murmure.
-        Prends-là mon ami, elle te veut.
Ethan me regarde, interrogateur et je dis « oui, viens en moi, s'il te plait ».
Il pose l'extrémité de son gland, si doux, si lisse, si chaud contre ma fente et doucement se coulisse en moi… je savoure cette sensation. Il est patient, il retient sa fougue mais inexorablement il pénètre, le renflement de son gland se glisse peu à peu, plus loin et je m'ouvre pour lui, rassurée par la présence de Tristan dans mon dos, de ses bras qui m'enveloppent.

Le sexe d'Ethan est maintenant entièrement en moi et je me laisse aller, il m'emplit complètement et j'aime cette sensation. J'ondule doucement le bassin pour lui montrer qu'il peut bouger aisément. Un petit rire de gorge me répond, je pense qu'il est heureux de cette réponse de mon corps.
Peu à peu, il prend un rythme régulier de va-et-vient et me pousse contre Tristan donc la queue entre mes fesses accompagne les mêmes mouvements… c'est terriblement excitant.

Ethan ne se presse pas, il fait durer, monter le plaisir… doucement, lentement… ses coups de reins le font pénétrer là où j'aime… j'ai l'impression de flotter sur un nuage de sensations qui m'envahissent… je gémis doucement… les deux hommes sont là, m'entourent de leur sensualité ; – j'aime les caresses de Tristan sur mes seins, qu'il tortille, qu'il mordille, alors que le sexe d'Ethan me caresse longuement, pleinement à l'intérieur… je sens au fond ce gonflement, prémisse du plaisir,… je laisse doucement monter cette vague qui soudain déferle en spasmes pendant que je m'arque et m'accroche à Tristan.
Mes spasmes ont fait encore durcir Ethan qui donne de fortes poussées et jouit aussi, longuement, la bouche ouverte sur un cri de plaisir, alors que je sens un autre jet chaud  quand Tristan se joint à nous dans la vague de jouissance.
Essoufflés, nous nous blottissons dans les bras les uns des autres. La tendresse fait place au plaisir sexuel. 



Merci à Leo Jimenez de m'avoir inspiré pour Nathan.




24/07/2014
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