Plume et parchemin

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Chapitre 8 - John est papa - Tristan

Chapitre 8

John est papa

  

            Voilà, ça y est ! John est papa d'un mignon petit garçon. Je suis allée à la clinique voir Meghann et le bébé qui se nomme « Andrew ». J'avoue qu'en tenant ce petit bout de chou, tellement mignon avec une petite couronne de cheveux un peu roux et des yeux grand ouverts qui me regardent fixement, j'ai un peu craqué. John l'a bien remarqué et m'a dit avec un clin d'œoeil.
-     Ca ne te fait pas envie ? un petit « Tristan junior » ?
J'ai sursauté.
-     Non hélas, il n'y aura pas de Tristan junior, dis-je sur un ton un peu morne.
-     Quoi ! il a l'air ahuri- ne me dis pas qu'il ne peut pas avoir d'enfants ?
-     Si, hélas, c'est le cas.
-     Oh mince alors… bon, il peut en adopter ?
-     Oui, bien sûr. Alors Andrew est-il sage ? (je préfère changer de sujet).
-     Je crois que ça va, mais il ne dort pas avec moi, dit Méghann, ils l'emmènent le soir à la nursery. On verra quand nous serons de retour chez nous.
-     Pas grave, ajoute John, s'il pleure trop, on lui passera un CD de cornemuse !
J'éclate de rire.
-       Vivement que ton papa vienne vous visiter alors !
-       Génial dans l'immeuble, les voisins vont adorer ! l'Ecosse à Londres, enfin !
Meghann regarde son fiston d'un air attendri, lève les yeux vers moi, puis au ciel, pour exprimer ce qu'elle pense des idées masculines.
-       Meghann, s'il te plait, tu ne nous feras plus que des filles, pour avoir des danseuses, lui dis-je.
-       Oui, répond-elle, ça changera des éternels gamins que sont nos hommes !
Nous rions toutes les deux pendant que John se penche sur son fils et lui murmure :
-       Ne les écoute pas fiston, je t'aiderai, solidarité masculine !! il pose son doigt dans la petite main d'Andrew, qui, comme s'il avait parfaitement compris, fronce comiquement les sourcils et serre le doigt de son père.  

 Moi, qui n'avais jamais pensé « bébé » parce que la danse occupait la place principale dans ma vie, voilà que tout à coup l'idée chemine lentement dans mon esprit. Je me pose une question : Tristan tient-il justement à ce « ménage à trois » avec Nathan pour cette raison ? Parce que ce dernier peut procréer ?

Je ne sais pas, mais il va falloir que je m'habitue à avoir deux hommes dans ma vie, j'avoue que ce n'est pas aussi simple que je le supposais, nous allons devoir nous « roder ». Je commence à savoir comment fonctionne Tristan, mais Nathan est plus ombrageux, j'espère qu'il acceptera ce partage et n'essaiera pas de m'accaparer. Je n'ai pas envie de blesser l'un ou l'autre.

Une autre préoccupation est que je vais bientôt avoir les soirées et quelques matinées de représentation de notre nouveau ballet. En premier lieu à Londres, je pourrai gérer, mais ensuite en tournée dans le Royaume Uni, et là, je serai absente plusieurs mois, ne pouvant revenir que très brièvement. Il va falloir que je discute avec Tristan de la façon dont nous pourrons manager cela… ...enfin Tristan et Nathan !!

 Mes répétitions terminées, je file rejoindre le club où je vais pouvoir me détendre. Je vais voir dans le bureau de Tristan s'il est là, mais Alex me dit qu'il écoute de la musique, chez lui. Je grimpe l'étage et frappe à sa porte. Tristan ouvre et je me jette dans ses bras.
Il me serre très fort contre lui.
-      
J'avais tellement envie de te voir, je murmure à son oreille.
Ses yeux brillent, il me prend dans ses bras et m'emporte dans sa chambre, me dépose sur son immense lit. Je pousse un gros soupir de soulagement.
-       Tu es fatiguée ? Trop dansé ? demande-t-il d'une voix douce.
-       J'ai l'impression d'avoir tous les muscles noués.
-       Laisse-moi faire, je vais te masser.
Il ôte ma tunique, tire sur mes leggings. Je m'allonge et il commence à masser doucement d'abord puis plus en profondeur pour enlever les tensions. Lorsqu'il arrive à mes pieds, il les malaxe longuement, sachant combien ils sont malmenés dans les chaussons de danse. Une agréable sensation de détente commence à m'envahir, j'ai les yeux presque fermés, je le regarde juste entre mes cils parce que je le trouve toujours tellement séduisant que je ne peux pas m'en empêcher. Concentré sur sa tâche, il a les yeux baissés, ses longs cils noirs masquant la couleur si merveilleuse de son regard. Soudain, il soulève sa chemise et pose mes pieds sur sa poitrine, la plante contre son torse, l'un tout près de son cœoeur et j'appuie un peu pour en ressentir les battements qui se transmettent dans tout mon corps.
Il me regarde, sans rien dire, nous sommes dans ces moments d'union totale qui nous caractérise… Ma vie pour la sienne…. Je ressens son besoin…
-       Nourris-toi…
Ses cils battent un peu, il me regarde, penche sa bouche la pose sur mon pied… me regarde encore.
-       Où tu veux, comme tu veux …

Il incline doucement mon pied et sur le côté pose ses canines acérées sur la veine qui affleure. Il hésite… j'acquiesce d'un mouvement de tête, alors il appuie, la sensation de piqûre et sa bouche collée qui aspire le liquide qui lui donne la vie. J'aime sentir cette pulsion de mon propre sang à chaque gorgée qu'il avale. Pendant quelques instants, grisants, nos deux battements de cœoeurs sont à l'unisson. .

Il cesse rapidement… trop rapidement ? lèche doucement la petite blessure, appuie son pouce pour bloquer le saignement. Ses yeux sont vagues, comme s'il avait fait l'amour… Doucement, il vient se coucher près de moi, je le prends dans mes bras, pose sa tête contre mes seins, caresse ses longs cheveux soyeux… Ce partage est unique, nous n'avons pas besoin d'échanger en paroles, nous sommes en parfaite communion de pensées.

 Il a laissé la musique dans son salon, des mélodies douces, chansons irlandaises peut-être, des voix me caressent sur fond de flûte et violons…

Plus tard, nous allons faire l'amour, doucement, tendrement, parce que j'aime quand il est en moi, qu'il connaît mon corps, sait le faire vibrer de toutes les manières, que ce soit une étreinte sauvage ou des mouvements lents et profonds comme maintenant, des caresses subtiles qui m'emportent sur des vagues de plaisir, avec l'impression de flotter au-dessus du lit, dans un océan de bien être, de relâchement de tout mon corps. Je sais qu'il va me rejoindre bientôt dans la jouissance, tout au fond de moi… je vais le sentir vibrer entre mes bras… j'aime sa reddition … Tristan…

 

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La suite des "Mordus de la danse"
http://plumeetparchemin.blog4ever.com/articles/sensualite-et-erotisme




24/07/2014
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