Plume et parchemin

Plume et parchemin

Solitude givrée

Dans le parc, solitaire et glacé,

Des visages anciens apparaissent,

Des silhouettes suspendues au-dessus du lac gelé

Dansent, fragiles, au ralenti,

S'estompent, s'évanouissent.. ;

Des Cristaux, tintent, frémissent…

 

Plus de corps, je me fonds,

Je ne suis plus que mémoire,

Le passé s'entrouvre,

Des portes successives s'entrebâillent,

Les mousselines fanées flottent

Et tombent, poussiéreuses, déchirées.

Je recule dans le passé,

Une douleur sourde et glacée m'envahit.

 

Les fleurs du jardin d'autrefois

Comme cristallisées étincellent.

Ce scintillement m'oppresse.
Je suis entre deux mondes

Entre sommeil et rêve.

Un murmure obsédant m'abrutit

Les statues respirent-elles en dormant ?

C'est un vertige qui s'empare de moi

Un délire sans fin où je plonge.

Pourquoi tout ce blanc ?

Pourquoi tout ce froid ?

Tout est fade, inodore,

Figé dans un ton uniforme.

 

Que la durée se rompe !

Qu'il se passe quelque chose !

Ce n'est plus qu'on monde glacé

Face au souffle, au chant,

Au cri des humains.

 

Ce désert blanc… la solitude.

 

(Février 86) ELVI



04/12/2008
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