Plume et parchemin

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The Scottish Prisoner

"The Scottish Prisoner" est le dernier livre de la série "Lord John Grey". Je l'ai lu en anglais (il  n'est pas encore traduit en français) et j'ai d'autant plus apprécié le texte dans sa version originale, les traductions ne transmettant pas les différences de parler entre l'anglais classique des John et les aristocrates et le parler écossais.

L'histoire commence en 1760. Jamie Fraser est un prisonier de guerre sur parole et a été engagé dans une famille d'aristocrates anglais dans le Lake-District. Il s'occupe des chevaux ; ce pourrait être pire car il aurait pu être déporté comme ses camarades et travailler aux Antilles dans les plantations de canne à sucre, à peine mieux traité qu'un esclave. Jamie ressent terriblement la perte de sa femme Claire et l'espère en sécurité de retour dans "son monde" avec le bébé qu'elle portait quand elle a du traverser de nouveau le temps. Sa vie assez paisible est soudain perturbée par la venue de Tobias Quinn, un exilé, ancien Jacobite, camarade du soulèvement. Comme beaucoup d'autres Jacobites qui ne sont pas morts ou emprisonnés, Quinn ne vit que pour la "Cause" et essaie de convaincre Jamie de s'enfuir et venir avec lui. Mais Jamie ne veut plus s'impliquer dans les affaires de politiques et surtout il sait, par les révélations de Claire, que la Cause est absolument perdue et n'aboutira jamais. Pourquoi risquer encore et encore des vies humaines pour une cause perdue ?

Lord John Grey, aristocrate, colonel dans l'armée, se trouve en possession d'un paquet de documents révélant des cas de corruptions et surtout des faits infamants pour un officier britannique d'origine irlandaise. Il y a au milieu des ces documents un texte écrit en "Erse", la langue favorite des Highlanders et Lord John pense à James Fraser afin de le traduire.

Finalement, c'est le frère de John, Harold le duc de Pardloe qui fait venir James Fraser  à Londres, (John étant très réticent pour le rencontrer après des échanges catastrophiques lors de leur dernière entrevue)
Lord John et Jamie vont voyager et traverser (mal de mer à la clé pour Jamie) pour se rendre en Irlande afin d'arrêter l'ex-soldat Irlandais impliqué afin de le soumettre à une cour martiale. Rien ne sera simple, l'aventure mélangeant les intrigues politiques, les légendes celtiques irlandaises.
Au moins, une amitié sera de nouveau renouée entre l'ex gardien de la prison d'Ardsmuir et le prisonnier écossais.

Le livre commence de manière assez "directe" ce qui fit dire au mari de Diana Gabaldon, "tu peux vraiment commencer un livre de cette manière ?"

 

Chapter 1: Helwater, the Lake District

It was so cold out, he thought his cock might break off in his hand.  If he could find it.  The thought passed through his sleep-mazed mind like one of the small, icy drafts that darted through the loft, making him open his eyes.

He could find it now; had waked with his fist wrapped round it and desire shuddering and twitching over his skin like a cloud of midges.  The dream was wrapped just as tightly round his mind, but he knew it would fray in seconds, shredded by the snores and farts of the other grooms.  He needed her, needed to spill himself with the feel of her touch still on him.

Hanks stirred in his sleep, chuckled loudly, said something incoherent, and fell back into the void, murmuring, “Bugger, bugger, bugger…”

Jamie said something similar under his breath in the Gaelic, and flung back his blanket.  Damn the cold.

He made his way down the ladder into the half-warm, horse-smelling fug of the barn, nearly falling in his haste, ignoring a splinter in his bare foot.  Here?  He hesitated in the dark, still urgent.   The horses wouldn’t care, but if they noticed him, they’d make enough noise, perhaps, to wake the others.

Wind struck the barn and went booming round the roof.  A strong chilly draft with a scent of snow stirred the somnolence, and two or three of the horses shifted, grunting and whickering.  Overhead, a murmured “‘ugger” drifted down, accompanied by the sound of someone turning over and pulling the blanket up round his ears, defying reality.

Claire was still with him, vivid in his mind, solid in his hands.  He could imagine that he smelled her hair in the scent of fresh hay.  The memory of her mouth, those sharp white teeth …he rubbed his nipple, hard and itching beneath his shirt, and swallowed.

His eyes were long accustomed to the dark; he found the vacant loose-box at the end of the row and leaned against its boards, cock already in his fist, body and mind yearning for his wife.





11/11/2012
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